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L'industrie du plastique surfe sur la reprise

La production augmente, mais sensiblement moins que la demande.

Depuis la crise de 2008-2009, le plastique n'a plus connu de coup de mou : la production mondiale a encore augmenté de 4,2 % l'an dernier et a atteint 335 millions de tonnes. Soit une hausse de 33 % depuis huit ans. Et la demande de matières plastiques ne cesse de progresser : en Europe, elle a crû de 3,5 % en 2016, à 50,5 millions de tonnes, selon les chiffres publiés mardi par PlasticsEurope, la fédération des producteurs de plastiques (qui regroupe des acteurs comme Arkema, Total, Solvay...).  « La situation est stable en termes de prix, d'offre et de demande, indique Michel Loubry, son directeur général pour l'Europe de l'Ouest.  Tous les voyants sont donc au vert pour que la tendance se poursuive. »

Ce qui s'apparente à une bonne nouvelle pour l'économie, puisque la demande en plastique, que ce soit dans l'automobile, les emballages, le bâtiment ou les biens d'équipement, est un bon indicateur de l'activité manufacturière. Le constat colle d'ailleurs avec les dernières prévisions de la Commission européenne,   qui anticipe une croissance solide , notamment en France. L'Hexagone a ainsi vu sa production progresser de 1,1 % et sa demande de 2 % (4,9 millions de tonnes, soit un dixième de toute la demande européenne), dont près de la moitié pour les seuls besoins en emballage. Une hausse similaire est attendue pour 2017.

Hausse des importations

Pour autant, tout n'est pas rose. L'Europe doit de plus en plus se tourner vers l'importation, passée de 12 % en 2005 à 17,7 % l'an dernier. Et même si elle reste exportatrice nette, en misant sur les produits à forte valeur ajoutée, Michel Loubry note que  « son poids diminue par rapport aux autres régions », notamment l'Asie, qui représente la moitié de la production mondiale.  « Et les investissements se font ailleurs », dit-il, rappelant que nombre de sites ont fermé pendant la crise. Les investissements aux Etats-Unis risquent d'accentuer le mouvement et de déstabiliser le marché en apportant une offre abondante en matière première. Et ce alors que les relations entre pétrochimistes et fabricants de produits en plastique sont déjà tendues sur la question des prix.